Nous avons passé 24 h bien remplie dans ce petit coin perdu de Kennicott. Arrivée le mercredi soir vers 19h, départ le jeudi à 18h. On était avec un des étudiants travaillant avec
l'université, Steve, un new-yorkais pendu à son portable, même sur le glacier... Mais qui a apporté du neuf dans l'habituelle équipe Louis/Laure.
Peu de temps, mais du temps bien rempli ! Et on est parti juste quand le temps commençait à se couvrir, la classe !
Il y a 3 chemins de randonnée autour de cette ville, nous en avons fait 2. Celui du glacier Root le mercredi soir, et celui de Bonanza Mine le jeudi (Bonanza veut dire abondance).
Root glacier
Choisir de visiter Bonanza Mine, c'est être prêt à gravir 1200 m de dénivelé en 7,2 km. Au début du sentier, il y a des montées alternées avec des descentes. Mais tout de suite
après le premier km, c'est plus que de la pure montée...
Étonnament, ce sentier n'était pas trop fréquenté. On est monté en 5h, et redescendu en 1h30.
Beaucoup de traces d'ours et de renard en chemin, mais pas une rencontre. Pourtant,
bear spray à la ceinture, on était prêt à dégainer
!
À environ 1 mile de la mine, on a commencé à voir des restes d'édifices servant à acheminer le minerai de la mine à la ville : des chariots suspendus, des cables, des terstles (dsl, pas de
traduction en français)... Ça permettait de faire régulièrement des pauses-photo/reprise de souffle.
À moins de 1km, à vol d'oiseau, de Bonanza mine. Les
structures en bois sont encore hyper résistantes (elles ont réussit à me porter ;-) ), on peut encore voir les poulies, les cables, les chariots. Dommage, ils sont vides. En effet, depuis 70 ans
que la mine est fermée, des centaines de rapaces sont venus récupérer ce qui avait le plus de valeur.
Vu qu'on voyageait léger, on n'avait pas des litres d'eau en réserve. Pour tout dire, on avait 1 L par personne environ... Et le litre avait été
commencé la veille. C'est dire, avec le soleil et la poussière, dans l'état qu'on était au sommet de la montagne. Heureusement, on a trouvé une rivière ! Ouf !
Juste avant la mine, des petites marmottes bizarroïdes jouaient entre les vieilles boîtes de conserve et autres déchets de la mine. Des marmottes assez petites avec une très
longue queue. Strange...

L'office des Parcs Nationaux d'Alaska veut conserver l'héritage historique en laissant le
site tel quel. Donc tous les restes pas intéressants pour des voleurs (il n'y a aucun contrôle au sommet de la mine) sont un peu partout sur le sol : vieux os (euh, de boeuf ou de moose),
chaussures, conserves, bouts de radiateurs, cables et j'en passe.
Ils commencent à restaurer la ville et une autre mine, plus accessible, j'espère qu'ils arriveront aussi à restaurer Bonanza Mine : délabrée, elle reste très impressionante :
Pendant qu'on y était, des locaux avec un quad sont montés à la mine et sont rentrés dans le bâtiment. Un peu ravagés, ils ont du prendre des trucs dans la mine vu les bruits de destruction qu'on
pouvait entendre. À ce rythme-là, la mine ne sera plus debout quant ils commenceront à la restaurer...
Et enfin, petite photo au sommet de la montagne Bonanza :
En voyant ce que les anciens mineurs ont été capables de construir il y a presque un siècle, dans un endroit
complètement paumé, en important chaque planche de bois, toute la nourriture, les machines, les chevaux, etc, ça me fait penser à 2 choses:
- finalement,
il y a pas que les incas qui sont capable de prodiges en construction (malgré la neige, la pluie, les changements de température,
les vandales, tous les bâtiments de Kennicott sont encore debout, et visiblement résistent au passage des gens)
-
l'Homme est vraiment capable de tout pour de l'argent.
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