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Derniers Commentaires

Mercredi 25 juin 2008
Une course de plus de 3600 personnes, 10 km entre l'Université et le grand parc de la ville.
Course que je n'ai pas pu faire vu que j'ai toujours cette espèce d'entorse que je me traine depuis plus d'un mois...

Mais l'ambiance était sympa ! Certains coureurs étaient déguisés. Entre autres, il y avait Marge Simpson, le Géant Vert, une pieuvre, des lapins energizer,...

Et ils chouchoutent leurs coureurs ! Avant la course, une petite séance d'entraînement collectif avec une sorte d'aérobic en musique. Très marrant ! J'ai quand même fait ça, même si j'ai pas courru après.



Avant de partir, un petit hymne américain (comme toujours dès qu'il y a une réunion : chorale, spectacle,...).

Il y avait plus de 3600 participants, mais pas plus de 3600 coureurs. Ils avaient entre 4 et 90 ans. Certains étaient avec leurs gosses dans une poussette, d'autres marchaient en papottant...
Tranquille ! C'était plus une course pour passer du temps dehors, profiter du dernier soleil de l'année (et oui, maintenant les jours rétrécissent à nouveau et ils commencent à déprimer peuchères !).




À l'arrivée, les enfants de moins de 14 ans qui finissaient avant minuit avaient une médaille. Il y a des enfants ont fini leurs 10 km en moins de 45 minutes ! Wow ! Je suis sûre que je serais pas capable de ça. Ils ont amplement mérité leur médaille !
Par Laure - Publié dans : activités Alaskiennes
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Jeudi 26 juin 2008

          Cette fois, c'est avec l'Université d'Alaska qu'on part. Direction le Klutina Trail, entre Glennalen et Valdez ou nous irons mesurer des placettes permanentes installées par l'Université. Les données que nous allons récupérer vont servir à alimenter la base de donnée des chercheurs de l'université, mais aussi du DOF.

Leur but : développer des modèles de croissance pour faciliter encore plus le travail du forestier. En d'autres mots, pour réduire encore plus le temps passé par le forestier sur le terrain...

Notre but: camper, profiter du sud de l'Alaska et aller à Valdez voir les baleines et autres bébés phoques pour le WE de l'indépendance des USA (des fois qu'on n'ait pas encore assez entendu leur hymne..) et bosser sur le terrain aussi. Et se baigner si c'est possible !


Vue de la Chena River au cours de notre sortie canoë avec Doug



Parce qu'entre les paperasses, les cartes sur SIG, les logiciels qui permettent de connaître les essences en place d'après des photos-satellites et les modèles, le vrai boulot qu'on aime, c'est-à-dire celui sur le terrain, tend à disparaître...

Il faut agir ! Comment, ça c'est le problème... J'ai plusieurs solutions, à vous de voir si elles sont réalistes :

1. Accélerons le changement climatique pour que les modèles informatiques ne soient plus du tout adaptés aux nouvelles forêts !

2. Détruisons la clim et les chauffages des bureaux pour que les gens n'aient plus envie d'y rester

3. Rendons Arcgis ENCORE plus cher pour qu'il ne soit possible de ne l'utiliser qu'un mois par an par exemple ! (pour info: le prix d'un an de license ArcGis est de l'ordre de 17 000 $... à renouveller chaque année bien sûr)

4. Faisons des danses de la pluie pour qu'il y ait toujours plein de nuages : les photos satellites ne donnerons rien !

Nyark nyark nyak, quelles solutions diaboliques...

Là, j'ai plus d'idées... Je vous laisse 15 jours pour en trouver de nouvelles ou réagir à mes solutions miracles ! (ma préférée étant la danse de la pluie...)

 

Par Laure - Publié dans : divers
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Mardi 1 juillet 2008
       En hiver, les traces d'animaux se voient dans la neige. En "été", dans la boue ! Et vu les traces que c'est, c'est assez impressionant...


Grand jeu: trouvez les 3 genres d'animaux présents sur cette photo !
Par Laure - Publié dans : faune
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Jeudi 10 juillet 2008
             Quel titre, n'est-ce pas ? UAF, c'est University of Alaska, Fairbanks. Et FIASKA, je me souviens plus très bien du sens exact, mais c'est un programme de recherche de l'UAF en partenariat avec les forestiers nationaux et fédéraux sur la croissance de la végétation en Alaska.

              Après avoir rencontré le professeur chargé de FIASKA (est-ce qu'ils savent que ça fait penser à un Fiasco ce nom ???) à Talkeetna cet avril, nous avons participé à une semaine de mesures avec lui et son équipe.On était 6 en tout, le prof et 3 jeunes employés par l'UAF (et nous). 2 équipes de 3.


Notre campement : ma tente, c´est la toute petite bleue. Juste la place pour moi et mon sac !

           Pendant 8 jours, nous sommes allés mesurer des arbres, un par un, hauteur + diamètre + qualité de l'arbre + régénération + végétation présente + type de sol. On permuttait les missions à chaque nouveau plot ce qui permettait de ne pas s'ennuyer. Un mesurait les diamètre, l'autre les hauteurs et le troisième entrait les données dans un ordi de terrain. Et on changeait les équipes de temps en temps, ce qui était bien aussi. 

            Il y avait 11 sites, 3 plots dans chaque site, et entre 30 et 600 arbres par plot... C'est un peu long quand il y a bcp d'arbre, parce qu'on a l'impression de ne pas avancer. Tu fais 2 pas : "oh, un nouvel arbre ! arbre nº (regarde son étiquette), diamètre...." puis, tu tiens la cible pour que celui qui mesure les hauteurs au laser puisse repérer l'arbre. Passer une journée entière en marchant de long en large dans un carré de forêt de 22m x 22m, c'est long...

         On a presque toujours eu un soleil magnifique, avec des moustiques partout, dans un cadre superbe : le Klutina Trail (à côté de la Klutina River, une rivière turquoise pleine de saumons) et la Old Edgerton Highway, où on a pu voir 3-4 mooses avec en arrière-plan les gigantesques volcans enneigés de la chaîne de Wrangell and St Ellias.


 

La cuisine au Klutina Trail

Les eaux glaciales de la Kultina River.

Je m'y suis baignée : l'une des plus froides rivières où je me sois jamais baignée. Mais après 1 jour brûlant de terrain, ça fait du bien !

Une ambiance conviviale, des feux de bois, youkaidi youkaida, des repas originaux et très bons, les toilettes dans la nature... Bref, la vraie vie !

 

Par Laure - Publié dans : travail de terrain
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Vendredi 11 juillet 2008
Bravo ! À vous tous, vous avez trouvé presque toutes les traces présentes !

Alors, il fallait voir :

- un quad (mais pas le mien, ni celui de Louis)

- un pied humain (celui de Louis), ainsi que sa main (superposée au pied) : cf ronds blancs

Bon, je sais que ces 3 traces déjà font très peur ! Mais attendez la suite !

- les 4 pattes d'un ours noir (en orange) : assez petites empreintes, aux doigts un peu décalés (ie pas sur une seule ligne). La patte arrière est plus longue

- les 4 pattes d'un ENORME ours brun ou grizzly (en bleu- dsl pour les daltoniens) : Et non, dsl les gars, ce ne sont pas des traces de dinosaures ces grosses pattasses, aux griffes marquées et aux doigts à peu près alignés. Pareil que pour l'ours noir, l'ours brun a les pieds plus longs que les mains (tiens, c'est marrant, pour l'humain c'est pareil...). Vu la trace des papattes, on imagine bien la taille de la bébète, non ?!



Alors, vous venez quand vous ballader en Alaska ?
Par Laure - Publié dans : faune
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Samedi 12 juillet 2008
           Après les 8 jours non stop de boulot, nous avons eu droit à 5 jours de vacances, du mercredi 2 à midi au dimanche 6 au soir (en réalité 2 jours de congés, vu que vendredi 4 juillet est la fête nationale et que personne ne travaille ce jour-là).

            Toujours avec un grand soleil, nous sommes partis de Kenny Lake vers l'est, direction Mc Carthy et Kennicott Mine, dans la plus grande réserve naturelle au monde : Wrangell St Elias (la plus grande zone protégée d'Alaska, qui est couplée avec une autre très vaste zone protégée côté canadien).

Au loin, les monts Wrangell et Blackburn, volcan actif et ancien volcan (respectivement), culminant à près de 5000 m. Ils mettent une touche de blanc dans le paysage Alaskien qui est maintenant vert,


              Après 60 miles sur une vieille piste (pas si mauvaise que ça finalement) qui est une ancienne voie de chemin de fer, nous sommes arrivés à Mc Carthy.
Sur la route, quelques vestiges de la voie ferrée : des vieux édifices en bois, des traverses au milieu de la route, des petites cabines rouges et blanches, des bornes, ...

Des restes de l'ancienne voie de chemin de fer, tout en bois de Douglas hyper-résistant

Là, on a parqué la voiture et on a pris une navette direction Kennicott. Seuls ceux qui possèdent un terrain dans le parc on le droit d'y faire entrer un véhicule à moteur.


             Kennicott était une importante ville minière entre 1910 et 1938 environ. En fait, la voie ferrée fut construite juste pour desservir cette mine.

       La compagnie minière dépensa 23 millions de dollars pour la construction de la voie, et gagna par la suite plus de 100 millions de $ avec l'exploitation du cuivre (bon investissement !). Cette voie reliait Kennicott à Cordova, un port du sud de l'Alaska, via Chitina (mais oui, ce nom vous dit qqchose, j'ai écrit un article sur ce village il y a un mois).


         Lors de l'age d'or de la mine, des centaines de personnes vivaient à Kennicott, tous travaillant pour la compagnie minière. Ça en faisait du boulot : les mineurs, les cuisiniers, les blanchisseuses, les bars, ceux qui extrayaient le métal de la roche, les cheminots, l'administration, ...

      

        Ils ont construit une ville rouge et blanche au pied des glaciers. La ville est peu étendue mais très impressionante : le bâtiment principal de la mine, celui où arrivaient les chariots remplis de roche, suit complètement le flanc de montagne, sur un dénivellé d'au moins 30 m si je ne me trompe pas. Il domine carrément le village. La voie ferrée arrivait avant aux pieds de ce bâtiment. Plus loin, on peut encore regarder par les fenêtres de la cuisine, du réfectoire ou encore de la vieille salle des machines. Un bâtiment avec un panneau d'affichage à l'entrée devait sans doute servir de salle commune.

         





Bâtiment principal (ciel grisâtre : au retour de notre rando... mais la veille le ciel était magnifique, ça faisait moins sinistre ! cette photo permet d'avoir l'échelle avec la montagne)

          Avec la crise de 1930, l'activité minière a peu à peu diminué en Alaska, causant l'arrêt total de cette mine, la desertification de la région et l'abandon de la ville. Aujourd'hui, ils sont 100 habitants vivant du tourisme en été et survivant je ne sais pas trop comment l'hiver, vu l'état de la route qui doit empêcher le passage de camions de ravitaillement 6 mois par an. Il y a un hotêl restaurant, une boutique de souvenirs (la meilleures que j'ai vu en Alaska), une boîte proposant des survols des glaciers en avion, et des cabanes privées de quelques personnes ayant acheté des propriétés avant la création du parc. Et c'est tout. Pas une épicerie, rien. Probablement Kennicott devient ville-fantôme en hiver.

Le soir, on a installé la tente, crapahuté sur le glacier (idée stupide sans crampons), fait une ballade (idée un peu stupide le soir après 21h dans une région infestée d'ours), rangé le peu de bouffe qu'on avait dans une boîte spéciale que les ours ne peuvent pas ouvrir et au lit !

Une nuit pas froide du tout, ce qui était un peu étonnant vu la proximité du glacier. Au matin, voici le paysage en face de la tente :

(
de la droite en bas vers la gauche en haut) Root glacier, montagne Donohoe, Wrangell glacier. Au premier plan, à gauche, les morraines (enfin, plutôt des cailloux sur des mètres de glace).
Par Laure - Publié dans : l'Alaska profond...
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Samedi 12 juillet 2008
               Près de Delta Junction, des troupeaux de bisons broutent tout tranquillement les plantations d'épicéas de notre ami John Alden (Ludo, si tu lis, dis-toi que tous les petits arbres que tu avais mesuré l'an dernier ont été ratiboisés à 20 cm par les bisons... dsl...).
Ces bisons ont été réintroduits en Alaska il y a une trentaine d'année, et ils s'y sont plut ! Ils sont des descendants (plus petits) des bisons qui habitaient le farwest avant d'être décimés par les nouveaux américains. Maintenant plusieurs troupeaux vivent en Alaska.

        On a pu voir un superbe troupeau d'environ 45 bestioles près de la Delta River. Je dis environ parce qu'il y avait plein de petits bisons couchés et donc cachés à ma vue perçante ;-)


Il manque plus que les tipis d'Indiens, non ?
Par Laure - Publié dans : faune
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Dimanche 13 juillet 2008
Nous avons passé 24 h bien remplie dans ce petit coin perdu de Kennicott. Arrivée le mercredi soir vers 19h, départ le jeudi à 18h. On était avec un des étudiants travaillant avec l'université, Steve, un new-yorkais pendu à son portable, même sur le glacier... Mais qui a apporté du neuf dans l'habituelle équipe Louis/Laure.
Peu de temps, mais du temps bien rempli ! Et on est parti juste quand le temps commençait à se couvrir, la classe !

Il y a 3 chemins de randonnée autour de cette ville, nous en avons fait 2. Celui du glacier Root le mercredi soir, et celui de Bonanza Mine le jeudi (Bonanza veut dire abondance).

Root glacier

Choisir de visiter Bonanza Mine, c'est être prêt à gravir 1200 m de dénivelé en 7,2 km. Au début du sentier, il y a des montées alternées avec des descentes. Mais tout de suite après le premier km, c'est plus que de la pure montée...
Étonnament, ce sentier n'était pas trop fréquenté. On est monté en 5h, et redescendu en 1h30.
 Beaucoup de traces d'ours et de renard en chemin, mais pas une rencontre. Pourtant, bear spray à la ceinture, on était prêt à dégainer !

À environ 1 mile de la mine, on a commencé à voir des restes d'édifices servant à acheminer le minerai de la mine à la ville : des chariots suspendus, des cables, des terstles (dsl, pas de traduction en français)... Ça permettait de faire régulièrement des pauses-photo/reprise de souffle.


À moins de 1km, à vol d'oiseau, de Bonanza mine. Les structures en bois sont encore hyper résistantes (elles ont réussit à me porter ;-) ), on peut encore voir les poulies, les cables, les chariots. Dommage, ils sont vides. En effet, depuis 70 ans que la mine est fermée, des centaines de rapaces sont venus récupérer ce qui avait le plus de valeur.

         Vu qu'on voyageait léger, on n'avait pas des litres d'eau en réserve. Pour tout dire, on avait 1 L par personne environ... Et le litre avait été commencé la veille. C'est dire, avec le soleil et la poussière, dans l'état qu'on était au sommet de la montagne. Heureusement, on a trouvé une rivière ! Ouf !

    Juste avant la mine, des petites marmottes bizarroïdes jouaient entre les vieilles boîtes de conserve et autres déchets de la mine. Des marmottes assez petites avec une très longue queue. Strange...

L'office des Parcs Nationaux d'Alaska veut conserver l'héritage historique en laissant le site tel quel. Donc tous les restes pas intéressants pour des voleurs (il n'y a aucun contrôle au sommet de la mine) sont un peu partout sur le sol : vieux os (euh, de boeuf ou de moose), chaussures, conserves, bouts de radiateurs, cables et j'en passe.
Ils commencent à restaurer la ville et une autre mine, plus accessible, j'espère qu'ils arriveront aussi à restaurer Bonanza Mine : délabrée, elle reste très impressionante :








Pendant qu'on y était, des locaux avec un quad sont montés à la mine et sont rentrés dans le bâtiment. Un peu ravagés, ils ont du prendre des trucs dans la mine vu les bruits de destruction qu'on pouvait entendre. À ce rythme-là, la mine ne sera plus debout quant ils commenceront à la restaurer...










Et enfin, petite photo au sommet de la montagne Bonanza :


              En voyant ce que les anciens mineurs ont été capables de construir il y a presque un siècle, dans un endroit complètement paumé, en important chaque planche de bois, toute la nourriture, les machines, les chevaux, etc, ça me fait penser à 2 choses:
- finalement, il y a pas que les incas qui sont capable de prodiges en construction (malgré la neige, la pluie, les changements de température, les vandales, tous les bâtiments de Kennicott sont encore debout, et visiblement résistent au passage des gens)
- l'Homme est vraiment capable de tout pour de l'argent.
Par Laure - Publié dans : randos
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Dimanche 13 juillet 2008

Le 4 juillet (indépendance des USA), nous sommes repartis sur Valdez. En passant, une petite rando, le Cristalline Hill Trail, nous a amené devant une falaise et un beau point de vue sur le Moose Lake (il doit y avoir une dizaine de Moose Lake et Moose Creek en Alaska... pas très originaux sur les noms !).

À Chitina, pause Hot-dog gratuit, pastèque et danses natives. J'en parlerai plus tard dans d'autres articles consacrés à la culture native d'Alaska.

À Kenny Lake, pause changement de roue (on avait récupéré un clou sur la McCarthy road) et réhydratation.

Arrivée à Valdez dans l'aprèm du 4. J'ai alors fait plusieurs compagnies pour voir laquelle serait la mieux pour faire un tour de bateau dans le golfe de Prince Williams Sound le lendemain. La meilleure compagnie (je sais, je fais de la pub encore une fois, mais c'est la meilleure de loin), c'est Lu-Lu-Belle, petite entreprise familiale.

Le soir, après un diner au resto offert par Steve (merci !), nous sommes allé voir ce que la ville avait organisé pour le 4/07. il y avait un grand feu où des enfants faisaient griller des chamallows, un groupe de musique très bon. À 23h était programmé un feu d'artifice !

En attendant, nous sommes aller voir sur le port les gens découper les poissons attrapés dans la journée (quelle maîtrise !).

Le feu d'artifice n'est absolument pas impressionant quand... il ne fait pas nuit (heure de coucher du soleil : 1h du mat'). Heureusement, il y avait des nuages gris. En fait, on voit bien les couleurs, mais on voit aussi très très bien la fumée des explosions. Alors d'un côté il y a les lumières, et de l'autre les fumées grises qui ne disparaissent pas et sont juste poussées par le vent. Ça donne une ligne de petits nuages, en file indienne, qui partent à gauche des feux. Double spectacle !!

Pendant les feux, exactement à notre emplacement de camping, un ours noir a été vu... Bien sûr, nous n'étions pas là pour le voir. Je crois que ça va être comme le renard au Pérou : je vais passer mon temps à rater l'ours noir. J'espère pas ! Il ne me reste plus que 3 semaines pour en voir...

Par Laure - Publié dans : l'Alaska profond...
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Lundi 14 juillet 2008
                 Le samedi 5, à 14h, nous avons commencé notre aventure sur la mer. Le capitaine, Fred, n'a pas arrêté plus de 5 minutes de nous commenter l'Alaska, Valdez, l'histoire des chercheurs d'or, les canneries de saumon, la pêche en général... Un vrai puits de connaissance. Bon, on va pas dire que j'ai vraiment été attentive du début à la fin, mais ça fait plutôt comme un fond sonore : tu choisis ou non de l'écouter (et de comprendre, des fois c'est pas évident).

Mais le plus compréhensible, c'était quand il s'arrêtait pour nous montrer les animaux.

Premier arrêt : loutres de mer. Le p'tit filou de capitaine nous a fait d'abord croire qu'il s'arrêtait pour une histoire de check technique... ahahah.

 N'est-ce pas qu'on dirait des peluches ? Ces mammifères (le plus petit mammifère marin je crois) passent leur temps comme ça, en faisant la planche, sur la mer.
Quelle vie, non ;-) ?

Deuxième arrêt : paysage





Sur ces montagnes vivent des ours noirs et des tonnes d'oiseaux sur les rochers

Des petites cascades sculptent les rochers de temps en temps.
N'est-ce pas qu'on dirait que l'eau vient de nulle part ? il doit y avoir une source importante, je ne pense pas que toute cette eau ne soit que liée à la fonte des neiges.

D'ailleurs en hiver, certains p'tits malins s'amusent à escalader les cascades gelées... Ils ont vraiment rien de plus intelligent à faire ? Bcp restent coincés à mi-chemin et les secours doivent alors intervenir...








troisième arrêt : les baleines à bosses
On a eu la chance de voir entre 9 et 10 baleines. Une d'entre elles dormait, juste sous la surface de l'eau. Une autre était avec son petit et un peu plus loin, 2 baleines de bonne taille nageaient ensemble. Si c'est pas beau, ça !

Le groupe de 2 baleines (et oui, l'air expulsé et la queue ne sont pas de la même bête !




J'ai appris que le dessous de la queue des baleines est en quelque sorte leurs empreintes digitales : chaque queue de baleine est unique. Sur la photo à droite, vous voyez qu'il y a pas mal de blanc comparé à la photo ci-dessus. Certaines sont plus noires que d'autres, les taches blanches ne sont pas aux mêmes endroits...








Quatrième arrêt : les lions de mer:


Ces espèces de phoques, énormes et balourds sur les plages, m'ont toujours fait penser à des charniers en décomposition...
Depuis le bateau, on pouvait les entendre "rugir".




Mais une fois dans l'eau, c'est bcp plus gracieux.
L'un d'entre eux est venu jouer juste contre la coque du bateau.
Parfait pour la phot, bouge pas petit !













Quand un lion de mer décide de sortir de l'eau, c'est du spectacle ! Ils choisissent pas forcément les endroits les plus évidents et, comme ils sont très lourds, retombent svt dans l'eau !










Cinquième arrêt : macareux

Nous avons vu 2 sortes de macareux : les tuffed puffins et les macareux de base qu'on connaît en France (je crois). Les tuffed sont tout noir sauf la tête, blanche avec 2 groupes de grandes plumes jaunes qui partent des sourcils (!) et arrivent derrière la tête, comme des antennes courbes.

Les macareux de base restaient dans les rochers :


Sixième arrêt : les phoques, dans le Columbia Glacier

Aller dans le glacier nous a rappellé les joies des froides températures de cet hiver... Mais ça vallait la peine : outre le fait de naviguer entre les icebergs, on a pu voir des loutres jouant sur la glace, une maman loutre avec son bébé, et des phoques !


Pas de photo pour le phoque, il était trop loin. Mais il apparaît sur la vidéo (wow quel suspense ! mais quelle vidéo ???)
Par Laure - Publié dans : faune
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Mercredi 16 juillet 2008
        Et la voici la voilà ! Fin du suspense, la vidéo de la faune marine de Valdez: baleines, lions de mer, phoques, and co.




Dsl Leslie pour la qualité, c'est toujours la même qualité pourrie pour internet ;-)
Par Laure - Publié dans : faune
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Vendredi 18 juillet 2008

... ok, je sais, le titre est pas terrible terrible... Enfin, tout ça pour dire qu'en ce moment, je mange comme un ours !

C'est la saison des berries (des baies) : tout mûrit super vite quand il y a 19h de lumière par jour. Les buissons sont de plus en plus chargés de jour en jour.

voici une photo made in wikipedia de fruits sauvages d'Alaska :

 
- raspberry ou framboises (les framboises roses-rouges)
- nagoon berries (les framboises blanchatres)
- blueberries ou myrtille (2 espèces - violet) 
- current berry ou groseille (les ronds rouges)
         Et il existe encore au moins 8 espèces de fruits des bois comestibles dans la région : salmon berry, crowberries, soapberries, blackberries, bear berry...

         Les nagoon berries (ou cloud berries) ne sont pas encore mûres. Mais les framboises si ! Il y en a partout ! Et super bonnes, parfumées. Et quant aux myrtilles, elle n'étaient pas encore assez mûres quand j'en ai mangé, mais c'était bon quand même (on va pas cracher dans la soupe, hein ?). Ça agrémente le travail de terrain de tomber sur des fruits sauvages comme ça !

         Pas de soucis, je me suis renseignée sur les fruits comestibles avant de tester. en fait, le danger vient plutôt des ours, amateurs de baies...

Donc voilà pourquoi je mange comme un ours : pas mal de poisson et baies. Bon, je ne me suis pas encore mise à l'humain, je suis pas encore prête je crois ;-) !
Par Laure - Publié dans : divers
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Lundi 21 juillet 2008
Ces temps-ci, à Fairbanks, il y a de nombreuses activités tournant autour des traditions de natifs d'Alaska.

Ainsi, du 10 au 12 juillet, un pow-wow avait lieu en centre ville.

         Qu'est-ce qu'un pow-wow ? Et bien, à ce que j'ai vu, c'est une grande réunion des différentes tribus natives d'Amérique (eskimo, athabascans, tinglit, aleut. pour l'Alaska). Il y a des powwow tous les ans dans tous les états des USA.

          L'endroit où se passe la réunion est sacré au début, avec des incantations. Tout le monde se respecte, se salue, les gens sont ouverts et discutent facilement. De toute façon, je ne crois pas que les tribus d'Alaska soient très belliqueuses, ce qui fait que l'instauration de la "trêve" en début de powwow tient plus de la tradition que de la nécessité.

          Plusieurs personnes sont venues vers moi pour parler, comme ça, sans raison. Très très familliale, l'ambiance est géniale.

          Au cours de ce pow-wow, il y a eu des démonstrations de danse, des petits concours sportifs, des chants en l'honneur des anciens, des cérémonies traditionelles (lâcher d'aigle, danses de regalia, présentation des aînés...), des gens en costumes traditionnels.



        Une fonction fondamentale du pow-wow est de partager. Presque toutes les danses sont communes, ouvertes à tous. Les gens sont encouragés à participer, natifs ou non. Il y a certaines règles à respecter :
- l'enceinte de démonstration est un cercle, les danses se font dans le sens des aiguilles d'une montre.
- si on ne danse pas, on doit quitter le cercle
- respecter et écouter les aînés
- interdiction de prendre vidéos/photos de certaines cérémonies
- ne pas se battre/boire de l'alcool/prendre de la drogue...


        J'ai moi-même participé à certaines danses, donc par là-même participé activement au pow-wow... C'est marrant, ça ressemble parfois aux danses folk de la FIF ! 2 par 2, ou danses de groupe en cercle, chenille... Pendant un temps, j'ai partagé avec les natifs d'Alaska ;-) !

Le meilleur de ce pow-wow pour moi a été la clôture du soir. En effet, à la fin de chaque jour, il y a une cérémonie de clôture. Je crois qu'elle s'appelle la cérémonie des tambours.

Les joueurs de tambour se réunissent au centre de l'enceinte, autour d'un même gros tambour. Ensuite, tout le monde se rassemble autour des joueurs, le plus près possible d'eux. Chacun pose alors sa main sur l'épaule de celui devant lui (celui derrière moi n'a pas fait que poser sa main : il me l'a écrasé sur l'épaule... ça surprend, surtout que je ne m'y attendais pas du tout !). Les gens du premier rang, contre les joueurs de tambour, entrent en contact avec eux.

Si vous me suivez toujours, ça fait que tout le monde est lié aux joueurs. D'où le nom de la cérémonie.

Les joueurs commencent alors à jouer (sans blague...). En même temps, ils chantent, avec les gens. C'est vraiment impressionant : dans la terre, tu sens les vibrations du tambour. Et dans ta main, à travers la personne devant toi, tu sens les vibrations du chant.
Un moment magique, irréel. Tu rentres dans une sorte de transe, tout le monde se met à chanter, même moi  (probablement atroce pour les autres, vu que les paroles étant en langue native, je faisais plus du recopiage de sons que du chant... mais c pas grave !). Tu te laisses transporter par les vibrations, c'est assez intense.

      J'ai toujours bien aimé apprendre des choses sur les cultures traditionnelles. Au Pérou, il y en avait des peuples à découvrir, mais bon, c'était plus de l'histoire ancienne. Ici, j'ai pu vivre la culture native !! Grandiose.

         Le dernier jour, le lâcher d'aigle était intéressant à regarder. Après une incantation, ils ont libéré l'aigle à tête blanche, qui a volé pile, mais vraiment pile, dans ma direction (il est passé presqu'au-dessus de moi. Les natifs autour de moi étaient très excités : il paraît que c'est un excellent signe que d'être dans la direction de l'envol de l'aigle). On verra ça dans l'année ;-).
Par Laure - Publié dans : culture native
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Lundi 21 juillet 2008

... on va encore partir pour une semaine de terrain. Inventaires forestiers au programme, cette fois complètement en solo (ie par équipe de 1 sur le terrain), dans une autre région innoccupée où on n'ira pas en hélico, mais en bateau ! Ce sera sur les bords de la Kantishna River, à l'ouest de Fairbanks (photo), au coeur d'une réserve naturelle.


Le seul moyen de transport qui me manquera au cours de cette césure, ce sera le jet-ski !

Pendant cette semaine, des articles seront publiés via une ruse d'over-blog : la publication différée !

Mais sinon, pas de nouvelles fraîches pour un moment.

          De toutes façons, plus que deux semaines de stage. Le 4 août, retour en France (bouhouhou). Je crois qu'il ne me manque plus qu'une chose à faire : voir un ours noir (je crois que vous finirez par le savoir, à force...)

Par Laure - Publié dans : travail de terrain
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Mardi 22 juillet 2008

            Les danses natives sont à peu près toutes les mêmes. Toutes racontent une histoire. 

         Par exemple, l'une d'elle met en scène une fille ayant perdu sont tambour. Elle demande à tous ses ancêtres s'ils ne l'ont pas vu. À la fin de la chanson, c'est en fait quelqu'un du public qui l'a.

                                 Démonstration de danse à Chitina, pour le 4 juillet 

Il y a des chansons sur la chasse, la pêche, la nature, les aînés...

             Lors des chansons, les femmes ne bougent pas trop les pieds, ce sont beaucoup de mouvements de bras, les mains miment l'histoire du chant. Les hommes bougent plus, marquent plus les temps des chansons.

La musique est uniquement composée de coups de tambours et de chants. Tous les chants sont bien sûr en langue native.
 

 
        C'est très visuel : les femmes portent des gants, souvent ce sont des danses de groupe où chacun fait la même chose. Parfois, les danseurs ont des sortes d'éventails (ci-contre) dans les mains pour amplifier l'effet visuel.



     Les danses sont transmises de génération en génération. Et comme au Pérou, les gens n'ont pas stupidement honte de danser ou de chanter en public. Au contraire, c'est tellement normal pour eux de danser et de participer que c'est plutôt la honte de ne pas vouloir jouer le jeu. 



       Ma musique native préférée (so far : j'ai pas non plus écouté TOUS les genres de musique native...) est celle du peuple Athabascan Inupiat : elles commencent sur des coups de tambours doux et se finissent toujours par une phase de coups de tambours très rythmés et appuyés. Et les danseurs suivent les variations des tambours. Tu ne peux pas ne pas taper du pied quand les tambours jouent plus fort.
Par Laure - Publié dans : culture native
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